Nos Satellites

SébastienSébastien, Madrid
né en 1980 à Bruxelles
journaliste, co-organisateur du Parcours d’artistes de Madrid

« Dans la vie, on ne fait pas toujours ce qu’on veut. Il arrive même parfois que l’on fasse ce qu’on ne veut pas. Moi, par exemple, lorsque j’étais adolescent, je voulais devenir réalisateur, acteur et écrivain, mais surtout pas journaliste comme mon papa. Cependant, j’aimais bien la radio. J’enregistrais les émissions de cinéma présentées par Jean-Claude Brialy sur Europe 1 et je ne ratais pas un épisode de Crime Story raconté par Serge Sauvion, l’acteur qui prêtait sa voix à l’inspecteur Columbo. C’est ça, la radio nous raconte des histoires, et moi je voulais raconter celle du cinéma. Je suis donc revenu sur ma promesse pour entamer des études de Journalisme à l’Université Libre de Bruxelles. À cette époque, je présentais et produisais Cinémastock, une émission sur l’histoire du cinéma sur les ondes de Radio CampusCôté professionnel, ma carrière a démarré par des collaborations à des revues économiques. Pas ma tasse de thé. J’ai ensuite passé l’Agrégation, puis travail pendant deux ans pour une association d’éducation aux médias. J’apprenais à des adolescents à faire des films, des documentaires et des reportages. Passionnant. Crevant.

En 2012, pour des raisons sentimentales, j’ai déménagé à Madrid. Je débarquais dans une Espagne en pleine crise économique, indignée par les mesures d’austérité, les expulsions immobilières et la corruption. C’était l’époque des manifestations géantes qui se terminaient par des charges policières d’une violence inouïe. Il y avait de l’électricité dans l’air. J’ai témoigné de cette période troublée dans un blog : Espagne en crise  et dans l’émission radio québécoise La Guerre des mondesEntre-temps, je suis devenu accro à Madrid. C’est elle, la véritable ville-lumière. Pas seulement en raison du soleil qui, même au plus profond de l’hiver, vous brûle les rétines. Mais aussi pour les personnes, énergiques et éclairantes, avec qui j’ai eu la chance de me lier. Repartir ? Jamais ! » 

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Erin, Le Caire
née en 1985 à Dallas
écrivain indépendant

« Lors des recherches pour ma thèse à l’université américaine de Paris,  je me suis rendue au Caire pour faire un stage au sein d’un programme télé de satire politique, Al-Bernameg (« le programme » en Arabe), présenté par l’humoriste Bassem Youssef. Je suis arrivée le 1er juin 2013, sans me douter que le pays allait connaître une deuxième révolution, trente jours plus tard, qui aboutirait à un coup d’état le 3 juillet. En travaillant pour le programme, j’ai eu l’opportunité de découvrir non seulement un pays «exotique» (selon l’orientaliste), mais aussi un pays qui éprouvait des turbulences sociales et politiques qui secouent encore la région aujourd’hui. Je n’ai jamais visité l’Égypte avant la révolution en janvier 2011, donc mon expérience ici est entachée par les cendres d’une révolution non réalisée. Souvent, lorsque je me promène en ville, avec les poubelles partout et les voitures qui klaxonnent, j’imagine la ville comme elle était il y a 50 ans, quand les bâtiments, maintenant couverts de sable et de poussière, étaient tout nouveaux. Surtout au centre-ville, l’architecture n’a pas changé. Les ruines rappellent l’époque coloniale. Aujourd’hui, on observe, interloqué, la ville sombrer à nouveau dans l’oppression. Au sens propre comme au figuré, le pays a besoin de se reconstruire. Les Égyptiens ont aussi besoin d’une vraie opportunité, ce dont on les a privés à maintes reprises. » 

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BrieucBrieuc, Québec / Bruxelles
né en 1982 à Boussu (B)
vidéaste, professeur d’audiovisuel

« Quand j’étais plus jeune je regardais des tonnes de films avec mes parents. Les polars français des années 70 m’ont le plus marqué. On écoutait du jazz en voiture avec mon père pour aller à l’école. Mes grands frères m’ont abreuvé de rock et de cinéma de genre. Du coup maintenant quand je marche en ville la nuit j’ai la musique d’ « Ascenseur pour l’échafaud » en tête, de « Bullit » quand je roule en auto et du « Le clan des siciliens » quand je croise un type suspect dans le bus. Au Québec, en pleine tempête de neige ou quand je traverse le Saint-Laurent sur le petit bateau, ce serait plutôt celle de « The Thing ». J’aime bien m’inspirer de lieux, de décors, d’atmosphères pour imaginer des histoires en sons, en images ou en mots. »

TOUTES LES CHRONIQUES DE QUÉBEC

TOUTES LES CHRONIQUES DE BRUXELLES


ChaseChase
né en 1983 à Détroit
avocat en droit des affaires, entrepreneur et blogueur

« Je suis né dans une ville de paradoxe et de contraste qui est à la fois le berceau de l’industrie et de l’innovation américaine et la réalité dont on se réveille après la fin d’un rêve américain trop réaliste. Frappé par cette dualité, qui est omniprésente dans le vécu des habitants de Détroit et de ses banlieues, j’ai toujours voulu comprendre tous les éléments complexes qui s’enchevêtrent pour créer ce symbole fort de l’histoire et de l’avenir de nos espaces urbains aux États-Unis. Cette envie de déballer la vérité, dans toute sa laideur et toute sa beauté, est sans doute ce qui m’a encouragé à poursuivre des études de droit. En tant qu’avocat se spécialisant dans le droit des affaires et dans le droit immobilier, je travaille avec des clients qui voient le monde, et surtout Détroit, comme étant une opportunité de créer, d’innover et de faire évoluer leur environnement. Ce désir de faire naître une nouvelle ère à Détroit est une passion contagieuse que, comme tant d’autres jeunes qui vivent à Détroit, j’ai attrapé sans reconnaitre les symptômes. En novembre 2014, pour faire entendre ma voix et pour partager ma perspective sur les évènements qui marquent mon quotidien à Détroit, j’ai décidé de créer un blog en français qui s’appelle Vu de Détroit. À travers ce blog, j’espère donner une autre image de Détroit et lutter contre les clichés véhiculés sur ma ville. »

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stephaneStéphane
né en 1985 à l’Île Maurice
journaliste, blogueur

« Fan de rock, admirateur de Rebecca Manzoni et collectionneur d’objets publicitaires.

Je suis Mauricien, mais beaucoup de mes compatriotes ne le croient pas. Peut-être parce que je suis parti de l’île Maurice depuis septembre 2004 (pour aller suivre des études universitaires à Avignon, France pendant six belles années) et que je n’y suis jamais vraiment retourné depuis. En tout cas, j’aime le rhum et les biscuits au manioc. J’ai habité deux ans à Nosy Be, Madagascar où j’ai travaillé dans le tourisme, tout en écrivant des articles pour le mensuel no commentDepuis octobre 2013, je suis à Katmandou, Népal pour une durée de deux ans. Je travaille à l’hebdomadaire anglophone, NepaliTimes. J’écris principalement sur la culture, mais j’essaie de ne pas me prendre au sérieux.

Le plus cool dans tout ça c’est qu’en septembre 2012, j’ai été sélectionné pour embarquer dans l’aventure Mondoblog. C’est un beau projet porté par l’émissionL’atelier des médias sur Radio France Internationale qui regroupe des blogueurs francophones du monde entier. Du coup, mon vrai chez-moi c’est au 26 rue du Labrador. »

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François

François, Paris
né en 1986 à Montpellier
doctorant en sciences de l’information et de la communication
 
« Quelqu’un un jour a écrit qu’on ne devient soi qu’après plusieurs aventures, plusieurs identités. Dans ce parcours et ces étapes, dans ce tout petit qu’il nous faut réapprendre, doit aussi être le grand vaste, l’immensité des autres, des étrangers. Je crois que c’est le goût de cette immensité qui m’a poussé à voyager et à essayer de comprendre un peu plus notre planète. Hanoï, Avignon, Le Caire, Beyrouth, Bruxelles, Détroit, etc. puis au final Paris où j’ai atterri il y a quatre ans et où je mène une thèse au croisement de la sociologie et des sciences de l’information et de la communication qui concerne les aspects politiques de certains réseaux numériques alternatifs. J’écris également depuis quelques années pour différents médias notamment le magazine Kiblind, Mashallah News, Urbain, trop urbain, Rue89 Culture et la revue Urbanités.
 

Félix-Marcel Castan s’est acharné à déclarer toute sa vie: « On est pas le produit d’un sol, on est le produit de l’action qu’on y mène », je crois que cela résume assez bien la manière dont je vois la vie et la formule explique aussi pourquoi je ne me sens pas toujours à ma place à Paris. La ville lumière est comme une belle pute, elle n’appartient à personne… Je crois que j’aime bien m’approprier des lieux, les faire miens… Puis je suis pas un habitué des tapins… »

TOUTES LES CHRONIQUES DE PARIS


Eve Satellite CityEve, Amsterdan
née en 1979 à Avignon
graphiste des effets speciaux-3d
 
« Je suis une simple graphiste qui fait des effets spéciaux 3d pour le cinéma, et la publicité. Ce travail me permet d’être libre de vivre où je le souhaite (tant qu’il y a une ville à proximité qui produit des films). J’ai d’abord travaillé à Paris, puis à Londres, à Vancouver sur de très gros Blockbusters, le genre de film que je ne regarde jamais… En effet j’ai plutôt été bercée par les films indépendants que projetait Utopia Avignon grâce aux carnets de 10 que je piquais à ma mère.

J’étais passionnée de photo-journalisme et voulais en faire mon métier, mais une école de 3d a ouvert sur Arles, alors j’ai tenté le concours en pensant que ça pourrait me rapprocher de l’école de Photo. Et puis les années se sont enchaînées, et j’ai découvert un nouveau monde , et de nouvelles techniques qui m’étaient complètement inconnues, et qui sont passionnantes. J’ai finalement choisi de me poser à Amsterdam avec ma petite famille depuis 2 ans, car j’apprécie le rythme et la taille humaine de cette ville. Je suis tous les jours surprise par son visage si harmonieux. Nos bagages sont ici pour quelques années encore. »

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Michaël, Paris
né en 1978 à Las Vegas
maître de conférences en Humanités Numériques

« Quand j’étais tout gamin – il faut bien en passer par là – mes parents ont acheté un magnétoscope et une caméra vidéo. Ma garderie c’était le vidéoclub. Mon salon ma salle de cinéma. Et les vacances, on les passait à faire des films avec les copains. Plus tard, ça m’a passé. J’ai préféré jouer de la guitare et lire des livres. Bientôt j’ai adoré l’université, moi qui n’aimais pas trop l’école auparavant. J’ai fait une thèse sur les publics des salles de cinéma et je me suis peu à peu spécialisé sur des problématiques en lien avec le cinéma et le numérique. Aujourd’hui je suis enseignant-chercheur Full Time à Paris. Et j’adore ça. Vivre une vie à lire, chercher et transmettre : quoi de mieux ?

Paris, c’est ma ville. Cette ville, pour avoir l’air cool, il faut la trouver nulle, ringarde, passéiste. Il faut dire que tout y est cher et que les gens sont moribonds. Cette ville, moi, je l’adore. Elle a ses drôles de toits en zinc, son métro qui fait un gruyère souterrain, ses quartiers chics et ses quartiers crados. Le matin elle te donne du soleil et l’après-midi de la pluie. Elle est pleine de salles de cinéma, de salles de concert, de musées, de librairies. Quoi de mieux ? »

TOUTES LES CHRONIQUES DE PARIS


Stéphanie Satellite CityStéphanie, Casablanca / Bangkok
née en 1985 à Angoulême

humaniste éclectique

« Bercée par la nature depuis ma tendre enfance, l’envie d’espaces et de découvertes m’a toujours inspiré. Après avoir exploré le grand Sud-Ouest de la France pour mes études et mon travail avec les enfants et adolescents, une opportunité personnelle m’a amené à traverser les frontières. Le Maroc, la Tunisie, la Thaïlande, le Vietnam, la Hongrie ont été mes terres d’accueil et de vie ces trois dernières années. J’y ai exploré les cultures au quotidien et suivi des études d’anthropologie à distance, en parallèle de nouvelles expériences professionnelles et bénévoles, toujours autour de l’enfance et de l’éducation. Aujourd’hui, la vie me ramène à Casablanca, ville remplie de paradoxes où se confondent modernité et traditions où l’océan nous tend les bras. J’aime flâner dans les souks, passer d’un quartier à l’autre sans retenue, vivre des rencontres surprenantes dans les taxis de la ville, et savourer les mets nationaux dans les restaurants de quartier. 

Je partage mes expériences culinaires et culturelles de ces trois dernières années en images sur le blog casaouia-casaoui. »


Christophe, SydneyChristophe de Sydney
né en 1974 au Luxembourg

chargé de projet en communication et événements, animateur radio

« Les voyages et l’animation radio sont deux constantes dans ma vie depuis longtemps. Quand on m’a proposé de participer à Satellite City, j’ai donc tout de suite pensé que c’était assez logique qu’un jour ces deux passions se télescopent. Depuis plus de 12 ans, mon port d’attache, c’est Montréal. Si je suis souvent en vadrouille sur la planète, c’estau Québec que je finis toujours par revenir et où se trouve mon micro régulier :celui de l’émission (quasi) hebdomadaire Dans ta bulle sur CHOQ.FM. On y parle de la bande dessinée qu’on aime entre amis et on y voit passer des auteurs d’un petit peu partout. Dans la liste non exhaustive de mes activités passées, j’ai aussi, dans le désordre,organisé un festival axé sur la création en bande dessinée (les 48 heures de la B.D. de Montréal), dirigé les communications des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM), collaboré avec un cinéma d’art et essai ou encore mis sur pied un labyrinthe théâtral géant. Mais revenons au voyage et à la culture en commençant la tête en bas pour voir ce qui se passe sur la scène culturelle australienne…»

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David d'AvignonDavid, Avignon
né en1973 à Avignon
Secrétaire Général à la Scène nationale de Cavaillon

« Vit à Avignon depuis 20 ans d’où il se passionne pour le théâtre, la danse, les musées, le patrimoine et la culture en général ici ou ailleurs. A découvert le spectacle vivant grâce au Festival d’Avignon et en a fait son métier. Travaille en effet depuis 10 ans à la Scène nationale de Cavaillon comme Secrétaire Général. Son rôle étant de créer du lien  entre les artistes accueillis ici et les publics sur tout le territoire de Vaucluse. Cultive aussi quelques oliviers à proximité d’Avignon d’où il tire sa petite production d’huile chaque année. Frère d’Eve notre chroniqueuse basée à Amsterdam. »

TOUTES LES CHRONIQUES D’AVIGNON


Salima

Salima, Glasgow / Montréal
née en 1986 à Vancouver

Artiste social, photographe et journaliste

« Je vis actuellement à Glasgow, en Écosse afin de monter une station radio communautaire – Glasgow Clyde Radio. À Montréal, je développe des projets photo (via Photovoice) sur des personnes sans-abri, en tant qu’artiste en résidence au B21, un organisme qui se concentre sur le développement social à travers les arts. Je travaille également sur un documentaire retraçant la vie de quelqu’un en train de changer de sexe.Mon dernier travail en tant qu’artiste social, je l’ai appelé Mon Montréal, nos valeurs – un projet de photographie participative qui explore la diversité culturelle et religieuse à Montréal. Vous pouvez le voir via www.monmontrealnosvaleurs.com. Pendant l’été 2014, j’ai reçu la bourse Joan Donaldson CBC News. J’ai travaillé comme journaliste à la radio et à la télévision à Saint-Jean, Terre-Neuve, et comme chercheuse pour The Fifth Estate et pour des programmes télé sur les arts et la santé. Mon prochain projet, je le réaliserai à Haïti. Je vais faire un documentaire interactif sur les façons dont les gens font des changements à la société. »

TOUTES LES CHRONIQUES DE GLASGOW


MarionMarion, Paris
née en 1982 quelque part en Picardie
Journaliste chez Arte

« Longtemps, j’ai voulu faire de la radio. C’est peut-être à cause de ce radio K7 enregistreur que m’a légué ma grand-mère un jour de ménage de printemps. Capturer les sons, les voix. Ecrire sur les bandes adhésives blanches : vacances à la mer 1992, anniversaire de Jérôme CE2. Réécouter le cri des vagues, la rumeur des mouettes, les garçons qui trichent au jeu des sept familles. Mais des années plus tard. Parce que le son demande une patience certaine, voire une certaine patience et une rigueur de classement qui n’ont jamais été ma tasse de thé.

Finalement, je suis devenue journaliste. Je continue à faire de la radio comme j’en faisais petite, un casque sur les oreilles en plus. Le micro est plus précis et bien moins encombrant. Les cassettes ont été remplacées par des bandes (si, si, la vérité), elles-mêmes supplantées par le numérique.

J’ai eu la chance d’être journaliste en Egypte. Avant la chute de Moubarak, pendant cette période lumineuse que l’on a appelée le printemps arabe, avant de connaître un retour brutal de l’autoritarisme au nom de la sécurité, de la menace terroriste et du chaos qui, aujourd’hui nécrose toute la région.

Egypte, Palestine, Maroc mais aussi Asie du Sud-Est et Indonésie : je collecte des sons d’ailleurs que je garde jalousement dans un disque dur sans étiquette. De la plupart, je fais des reportages, parfois des documentaires. Ceux qui restent, je ne les écoute toujours pas. Hormis certains jours de nostalgie comme on tourne les pages d’un album photo.

Aujourd’hui, j’attrape des sons à la volée à Paris pour mieux garder une distance avec cette ville qui m’est familière et étrangère à la fois. Etre là sans être là. »

TOUTES LES CHRONIQUES DE PARIS


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